L’impatience était à son comble pour les passagers du B17 récemment acquis et qui devait accomplir un périple historique amenant un aréopage de V.I.P de New York à Hawaii pour le fameux Banzai Tour.
Le vol s’est passé sans grande surprise mais dans le cadre somptueux d’une traversée des Etats Unis et d’une partie du Pacifique. La traversée des Rocheuses fut splendide pour un périple qui s’acheva sur le site enchanteur d’Honolulu aprés une escale à San Francisco.
Les Rocheuses sous la neige...des envies de survival journey
Un peu déçus par le confort et l’absence de ces petits détails qui font la renommée d’Hell’s Wings, les passagers du B17 n’eurent pas longtemps à attendre pour trouver ce qu’ils étaient venus chercher. En revanche, il y a peu de chances pour qu’eux, soient trouvés, aprés la disparition du B17, probablement à proximité de l’atoll de Tarawa que jamais il ne trouva. Ce pélerinage fut une sorte d’offrande à la faune locale qui désespérait de trouver un buffet garni depuis près de 70 ans.
Un dernier adieu à Hawaii avant un "One Way Ticket"
La compagnie décida qu’il était grand temps de peaufiner son Banzai Tour avec pour 3 premières étapes Midway-Wake-Tarawa et tout cela dans un avion bien moins sûr que le B17, mais au moins aussi prestigieux, le fameux B29 Enola Gay.
L’année 1958 marque une étape décisive dans l’évolution de l’aviation civile. Elle voit en même temps se réaliser 4 événements majeurs !!
La création de la Ve République.
La naissance de Mickael Jackson.
Le premier vol commercial d’un jet, le Comet 4C, qui plus est, un vol transatlantique
Le premier vol commercial quelques semaines plus tard du Boeing 707 entre Paris et New York.
Le Jet culte de la compagnie Hell's Wings le Comet 4C.
La « compagnie » ne pouvait laisser sa clientèle éloignée de ces évolutions technologiques Toutefois elle craignait que l’amélioration des performances se fasse au détriment de l’insécurité. Elle fut vite rassurée avec la disparition d’1 Comet 4 au large de Boston en panne de fuel. Le Comet confirmait ainsi sa réputation sulfureuse. Toutefois la « compagnie » se devait de corriger le tir car le vol à haut risque ne doit pas se transformer en catastrophe aérienne même si celles ci sont nécessaires à son épanouissement.
Une ligne fut donc créée entre l’aéroport de Shannon en Irlande et New York afin de raccoucir le vol. L’aéroport est historiquement, jusque dans les années 70, le premier aéroport irlandais desservant les lignes transatlantiques.
Dans le même temps la compagnie faisait l’acquisition d’un Boeing 707.
Le début d'une nouvelle époque.
Si le Comet est le premier avion commercial à turbo réaction, il n’en reste pas moins que le Boeing 707 est le premier d’une longue lignée de jets modernes. Par sa capacité de transport, sa vitesse, son confort et son autonomie, il inaugure les appareils modernes qui vont progressivement démocratiser le transport aérien et mettent un terme à l’époque des « propellers » pour passagers argentés, c’est la fin du Constellation et de ses vols « aristocratiques ».
L’acquisition du Boeing 707 marque donc une étape dans la vie de la compagnie, et afin de faire taire les mauvaises langues, qui y voient la fin du VHR chez « Hell’s Wings », la compagnie a décidé de lancer une gamme de vols à trés haut risque les VTHR.
Soutenue par le tour operator » One way Ticket », la compagnie a décidé de faire vivre à ses clients VIP les sensations excitantes des vols de la seconde guerre mondiale à l’époque bénie où le vol à trés haut risque était le seul type de vol possible.
C’est donc à bord de la première acquisition en cours, un B17, que cette série de vols se déroulera, avec comme théâtre d’opérations le Pacifique entre Hawaii et Manille. Lors de la seconde guerre mondiale, au début de l’engagement américain, plusieurs escadrilles de B17 furent acheminées aux Philippines via Hawaii, où certains d’entre eux furent d’ailleurs pris à parti lors du bombardement de Pearl Harbor. Nos VIP pourront donc profiter d’un cadre enchanteur pour ce qui sera peut être leur dernier vol…
L’engouement quasi hystérique pour les vols Hell’s Wings au départ de New York decida la compagnie à accomplir sa mission historique en assumant son rôle de leader du vol à haut risque sur le continent Nord Américain.
Les distances à parcourir et le succès grandissant imposaient maintenant une transition progressive vers la technologie à turbines, la turbo propulsion et turbo réaction.
Les premiers essais ne se firent pas attendre avec l’acquisition du Comet 4C premier avion commercial à réacteur à avoir accompli un vol transatlantique en 1958.
Le Comet 4C en approche des Canaries.
Aprés un vol expérimental depuis Paris jusqu’à Los Rodeos, qui remplit toutes ses promesses, le grand départ fut décidé vers New York sans aucune garantie d’une autonomie suffisante compte tenu des données recueillies lors du vol expérimental.
Le départ vers New York !
A l’annonce du risque de panne de fuel lors d’un vol transatlantique, les réservations furent immédiatement « surbookées » et nombreux furent les déçus qui ne purent s’enregistrer sur ce vol.
Arrivée à New York du Comet 4C
L’arrivée se fit toutefois sans encombre avec un surplus de carburant permettant d’assurer largement 22 minutes de vol, ce qui prouva une fois encore la maitrise du vol à haut risque par la compagnie.
La compagnie Hells Wings affiche donc à la suite de ces vols transatlantiques les records suivants qu’elle s’évertuera à battre.
Et pourtant comment ne pas évoquer l’aboutissement d’une histoire avec le vol Paris – New York sur le fameux Starliner de la compagnie.
Un départ encombré !
16H51 de vol ! un record de lenteur sur cette ligne et un déluge de bonheur pour les passagers que l’équipage sut maintenir dans l’incertitude jusqu’au bout quant aux chances de réussite. Les conditions météo furent épouvantables et les nombreux repas servis tout au long du vol furent autant de fois restitués que servis. L’alcool disponible à volonté permit à une ambiance déjà survoltée d’atteindre des sommets jamais atteints jusque là.
Cette fois ci c'est darty mon kiki.
L’arrivée, annoncée de jour, eut lieu évidemment de nuit, étant donné la longueur du vol. L’atterrissage se fit avec un équipage au sommet de son art et une trajectoire d’approche digne de la démarche ondulante des hôtesses de la compagnie.
16H51 de pur bonheur qui pour ne rien gâter furent suivis 48H plus tard d’un retour un brin plus calme avec 11H19 d’épicurisme.
Avec l’acquisition du Brabazon, la compagnie réalise ses rêves les plus fous. Avec ses 70 métres d’envergure, il se devait de figurer dans le panthéon des aeronefs Hell’s Wings. C’est maintenant chose faite. Tel un albatros, le ciel est sont élément et la terre sa prison. 100 passagers auront eu le plaisir d’inaugurer la ligne Edinburgh Le Caire, passant de la pluie des highlands au soleil des pyramides. Un vol en toute sécurité dans ce paquebot du ciel, qui donna droit à un billet gratuit sur la ligne Los Rodeos Arlanda, en Starliner.
Bristol Brabazon à Edinburgh
Les décollages de « l’Elu » de la compagnie depuis Los Rodeos sont toujours un grand moment d’émotion pour les passagers qui méritaient bien ce petit plaisir.
L’engouement pour le phénix de la compagnie aboutit naturellement à l’acquisition du « Starliner ». Cet oiseau magnifique allie à son élégance un rayon d’action permettant d’envisager l’accomplissement de l’objectif ultime de la compagnie : un vol transatlantique, sans parachutes bien évidemment. Pensez vous donc que l’on parlerait encore du Titanic s’il y avait eu des canots de sauvetage pour tout le monde ?
Une étoile dans le ciel, le Starliner
Afin d’éprouver le potentiel de cette célébrité, la compagnie créa une ligne ralliant Arlanda prés de Stockholm aux îles Canaries, plus précisément sur l’aéroport de Tenerife Nord, Los Rodeos. Ce pélerinage sur un des lieux cultes des catastrophes aériennes eut un succès retentissant puisque les réservations affichérent complet dès leur ouverture.
Le vol fut encore une fois à la hauteur de l’évènement. Personne ne pouvait imaginer une panne de kéroséne, étant donné la parfaite expertise acquise lors du vol vers Bassorah. Certes, mais encore eut il fallu que le dispositif régissant l’alimentation en carburant fut identique entre le Lookheed 1649 et le modèle 1049… Que nenni ! Mêmes causes mêmes effets !
Arrivée sur Los Rodeos
Les passagers furent aux anges et leur bonheur fut complet lors de l’approche vers Los Rodeos dans une obscurité quasi totale à la recherche d’une piste au milieu d’un relief monatgneux des plus hostiles.
La compagnie est désormais prête pour accomplir son oeuvre avec son premier vol transatlantique.
Si l’ultime objectif est le franchissement des étendues océaniques vers le nouveau monde, le chemin pour y parvenir est un parcours initiatique que chaque membre et chaque passager de la compagnie veut apprécier pas après pas.
Vol d'essai avec Le L049
Le premier de ces pas nous mène vers une destination exotique dans l’un des plus beaux, si ce n’est le plus beau, aéronefs que l’âme humaine ait pu concevoir: le Constellation.
C’est dans sa version 749 que la compagnie décida de faire profiter ses passagers d’un périple inoubliable comme seule Hell’s Wings pouvait en proposer.
Un Paris Bassorah de 2500 Miles Nautiques pour ce vol d’inauguration. Désert et mer en cas d’imprévu et un atterrissage dans une des contrées les plus agitées de ce monde, si par malheur aucun incident n’avait émaillé le vol. Mais cette précaution s’avéra bien évidemment inutile.
Le L749 de Paris Bassorah avant le décrochage...
Faut il décrire la béatitude des passagers lorsque le capitaine annonça avec une émotion non feinte:
« Chers passagers, en raison d’une panne d’alimentation en carburant, les moteurs 2 et 3 ne sont actuellement plus en fonctionnement, vous pouvez apprécier vous même la situation en regardant par les hublots. Merci aux passagers assis de relater aux passagers au sol, en raison du décrochage, ce qu’ils observent égoistement. Vous souhaitant une bonne continuation de ce vol, votre Capitaine. »
Et il faut dire que l’ingénieur de bord n’était pas peu fier lorsqu’il avait annoncé au Capitaine: « Capitaine, Capitaine, les gaulois…euh non. Capitaine, Capitaine, les réservoirs 2A et 3A sont aussi vides que ma bouteille de Jack Daniels, et je n’ai pas encore trouvé la bonne manette pour activer les réservoirs principaux. Je fais quoi Capitaine ? »
Le Capitaine: » Eh bien allez dans la soute chercher une nouvelle bouteille ! »
Finalement aprés la seconde bouteille, l’ingénieur finit par trouver la bonne manette et mit un terme au spectacle grandiose que les passagers privilégiés de ce vol avaient pu apprécier sans modération. Nul doute que ce vol d’inauguration du fameux Constellation resterait à jamais inscrit dans les annales de la compagnie comme une sorte d’aboutissement d’une carrière dans le vol à haut risque.
Mais un aboutissement n’est qu’un nouveau départ comme ont pu le constater les photographes présents lors du vol d’essai de la nouvelle acquisition de la Hell’s Wings !
"Mais où sont les cowls covers Chef ?" Ingénieur Pithiviers de la Hells Wings
L’année 2011 a vu la compagnie Hell’s Wings arriver à maturité.
La direction de l’aviation civile autorisa en effet la compagnie à ouvrir des lignes vers des destinations internationales. Le survol de zones désertiques ayant été recommandé, une première ligne fut ouverte vers Oran en Algérie et une seconde vers le Caire en Egypte. Le succès de telles destinations fut fulgurant car outre l’éthylisme des pilotes et le comportement aléatoire de la flotte, la perspective de se retrouver perdu dans les immensités désertiques attira un nombre incalculable de nouveaux amateurs de sensations fortes.
L’acquisition d’un Armstrong Whitworth AW27 Ensign, fit le ravissement des premiers passagers de la ligne Le Bourget Oran.
Le premier atterrissage fut un réel moment d’épicurisme lorsque le mécanisme interminable d’ouverture du train fit croire à tout le monde (équipage compris) que l’inauguration de la ligne commencerait avec un atterrissage ventral.
Pour la ligne Le Bourget Le Caire, le choix de la compagnie se porta vers un Boeing 307 Stratoliner. Là encore le premier voyage vers l’éternelle Egypte faillit bien être le dernier pour les chanceux qui participaient à cette inauguration. L’inclination du Stratoliner pour effectuer un piqué digne d’un Stuka lors des phases d’atterrissage, a convaincu l’ensemble des passagers à prendre un billet retour sur la compagnie, à peine descendus de l’avion.
L’objectif à court terme est de renforcer la flotte de transports continentaux par l’acquisition d’un SE 161
Mais cette maturité acquise doit ensuite aboutir à la consécration avec les vols intercontinentaux et les 3 fleurons qui, nous l’espérons, feront bientôt partie de la famille Hell’s Wings : Le Constellation, le Boeing 377 StratoCruiser et l’ineffable Bristol Brabazon qui connaîtra enfin une carrière digne de sa démesure. Les réservations pour le premier vol transocéanique sont d’ores et déjà remplies tant il n’échappe à personne que rien ne permet d’affirmer que la première tentative de franchir l’océan sera la bonne.